Lors du salon de l'auto 1937, Renault présente au public sa nouvelle auto, la juvaquatre, mais ce n'est qu'en 1938, qu'apparaitra la version fourgonnette. Pendant les vingt et un ans de sa longue vie, elle sera fabriqué à plus de 135 000 exemplaires et c'est probablement sur une demande de la poste qu'apparue la pré-version AEB2 (une centaine d'exemplaires). Ce sera, en fait une version tolé de la Juvaquatre coach (breack) civile.
Très vite apparaitra la version AZG1. D'une charge utile de 250 kg, elle est équipé de frein à cable. Cette version sera, elle même, remplacé, en 1940, par la AHG1, cette version aura enfin des freins à commande hydraulique et voit sa charge utile passé à 300 kg. La seconde guerre mondiale ayant éclaté, seule 397 véhicules seront produits.
La production redémarre, fin 1945, sous la dénomination AHG2. Depuis son origine, la Juvaquatre n'a utilisé qu'un seul moteur, le modèle 488. De 1003cm3 et d'une puissance de 24cv à 3500 tr/mn, ce moteur sera même modifier pour fonctionner au gaz de ville et au gazogène, pendant la guerre. Sa vitesse maximum est alors de 100 Km/h. En 1952, il sera rajouté à la gamme, une version économique, la Juvaquatre "service". Sans siège passager, ni parechoc arrière... ce modèle sera une "low-coast" avant l'heure.
En 1953, apparait la version type R2100. Le principal changement est son moteur. La Juvaquatre voit sa puissance diminuer, 21cv ainsi que sa cylindré, 747cm3. Ce modèle sera aussi remplacé en 1956 par la R2101, qui adoptera le moteur de la Renault Dauphine, d'où son nouveau surnom: la Dauphinoise.
La Renault Juvaquatre terminera sa très longue carrière en 1960.
La Juvaquatre est désormais un véhicule de collection assez prisé, il est d'ailleurs toujours possible d'en trouver à l'état d'épave (pour ceux qui veulent s'amuser).
Il existe un site dédié à la Juvaquatre, et c'est ici: JUVAQUATRE